Premières récoltes au jardin partagé de la résidence des Platanes

C’est le temps des premières récoltes au jardin partagé de la résidence des Platanes. Ce havre de nature et de convivialité a été une bouffée d’air pendant le confinement.

La solidarité et la débrouillardise ont été de mise pendant ce printemps troublé, où l’on a parfois manqué de semences, de matières premières et d’outils.

Ainsi, le troc de graines et de plants, en respectant les gestes barrière, a permis aux jardiniers assidus de semer et planter à temps pour sauver la saison.

Les jardiniers cueillent désormais le fruit de leur persévérance : tomates, salades, courgettes, concombres, pommes de terre et même quelques légumes méridionaux tels que poivrons ou aubergines prolifèrent pour les plus chanceux. Des courges se profilent pour la fin de l’été.

Et cette prouesse se réalise… sans eau courante !

C’est en effet le défi majeur du jardin des Platanes. La plupart de l’eau d’arrosage provient de la récupération d’eau de pluie depuis le toit d’un immeuble. Dans une époque où les sécheresses deviennent la norme, ce système devrait devenir incontournable dans les nouvelles constructions : il est juste essentiel !

D’autre part, les jardiniers rivalisent d’ingéniosité pour économiser cette précieuse ressource, notamment en se munissant de cuves de stockage, mais aussi en expérimentant des systèmes d’irrigation économes, et aussi en paillant généreusement leurs cultures pour éviter l’évaporation. D’ailleurs, l’herbe coupée des parties communes est très briguée à cet effet ! 

La solution miracle n’a pas encore été trouvée, mais le jardin des Platanes pourrait devenir un lieu exemplaire d’expérimentation pour la gestion de l’eau.

Le règlement stipule qu’aucun intrant chimique ne doit être utilisé, au profit de techniques de fertilisations plus vertueuses. Cela semble bien suivi puisque la biodiversité s’y maintient (bien aidée, il faut le dire, par la période de confinement et la proximité d’un bosquet). Aussi a-t-on vu se promener hérissons, abeilles, couleuvres, et autres visiteurs indéterminés qui laissent trace de leur passage sans toutefois nuire aux plantations : les petits animaux visitent nos potagers !

Ces parcelles ne sont pas qu’un lieu de culture. C’est un endroit où se croisent presque quotidiennement les jardiniers, qui s’échangent astuces, boutures ou juste bonnes paroles. Certains, très investis, bichonnent leur parcelle en l’égayant d’une jolie cabane, de jardinières de fleurs, de galets peints, de traits d’humour ou de poésie. C’est aussi un lieu hautement pédagogique pour la quantité d’enfants qui le parcourent et qui voient les gestes de culture prodigués au fil des saisons.

Un lieu, donc, de subsistance, certes, mais aussi de création, d’expérimentation, d’apprentissage et de lien social.